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Oncogenèse
Journée de la femme : une chercheuse française lauréate du prix L’Oréal-Unesco PDF Imprimer Envoyer

Depuis 12 ans, le prix LOréal - UNESCO « Pour les Femmes et la Science » récompense cinq grandes chercheuses ayant contribué au progrès scientifique et à la valorisation de la femme dans les carrières scientifiques. Cette année, Anne Dejean-Assémat (Inserm-Institut Pasteur) est la cinquième Française à être lauréate.

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Prix Recherche 2009 PDF Imprimer Envoyer

Depuis 2000, l’Inserm distingue des chercheurs, enseignants-chercheurs ou cliniciens-chercheurs dont les travaux ont particulièrement marqué le champ de la recherche fondamentale, de la recherche clinique et thérapeutique et de la recherche en santé publique. Cette année, lors de la cérémonie qui aura lieu au Collège de France le 17 décembre, Pierre Brousset et Stanislas Lyonnet recevront le Prix Recherche Inserm 2009.

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Mutations du facteur STAT6 dans les lymphomes B primitifs du médiastin PDF Imprimer Envoyer
Le lymphome B primitif du médiastin (LPM) constitue une entité anatomoclinique particulière de lymphome B agressif, présentant certaines similitudes avec le lymphome de Hodgkin. Il est caractérisé par une activation constitutive du facteur de signalisation et de transcription STAT6. Cette activation est favorisée par des mutations inactivatrices du gène SOCS1, qui régule négativement la voie de signalisation JAK-STAT, et des amplifications du gène JAK2. Les études réalisées par le groupe de Karen Leroy, dans l’équipe dirigée par Philippe Gaulard (unité Inserm 955, Créteil), en collaboration avec l’équipe du Pr Möller (Université d’Ulm, Allemagne), ont mis en évidence des mutations faux-sens de la région codant pour le domaine de liaison à l’ADN du gène STAT6 dans 36 % des cas de LPM. Ces mutations, présentes à l’état hétérozygote et d’origine somatique, ne présentent pas les caractéristiques classiques du processus d’hypermutation somatique et ne sont pas observées dans d’autres lymphomes B agressifs. Il s’agit de la première observation de mutations récurrentes d’un gène de la famille STAT associées au cancer. La fréquence de ces altérations génétiques indique qu’elles sont sélectionnées lors de l’apparition ou de la croissance tumorale des LPM. Leur origine et leur rôle fonctionnel dans la genèse de ces lymphomes restent à déterminer.

Ritz O, et al. Blood 2009 ; 114 : 1236-42

 
Une mutation activatrice du gène CSFR3 induit une neutrophilie chronique héréditaire PDF Imprimer Envoyer
  Une équipe dirigée par Stéphane de Botton (unité Inserm 790, Institut Gustave-Roussy, Villejuif) vient d’identifier, au sein d’une famille comptant douze membres atteints de neutrophilie chronique, une mutation autosomique dominante dans le gène du récepteur du G-CSF (CSFR3). Cette mutation a pour conséquence le changement d’une thréonine en asparagine en position 617. Des expériences de modélisation ont permis de montrer que cette mutation favorise la dimérisation du récepteur du G-CSF. La mutation induit une activation constitutive des voies de signalisation et une hypersensibilité de prolifération et de différenciation vis-à-vis du G-CSF conduisant, in fine, à une neutrophilie chronique. La transplantation de cellules souches hématopoïétiques mutées chez la souris induit une maladie proche et le développement d’un syndrome myéloprolifératif, que ce soit dans un modèle xénogénique (cellules humaines implantées dans des souris immunodéficientes) ou dans des expériences de greffes de moelle chez des souris syngéniques. Enfin, la survie des douze patients pendant trois générations indique qu’un seul d’entre eux a développé un syndrome myélodysplasique. Ces résultats indiquent que les mutations germinales du gène CSFR3 peuvent être responsables de neutrophilies héréditaires mimant un syndrome myéloprolifératif, avec une prédisposition possible au développement d’une leucémie.

Plo I, et al. J Exp Med 2009 ; 206 : 1701-7

 
La kinase Plk1, cible thérapeutique dans les leucémies aigues myéloïdes ? PDF Imprimer Envoyer
Les leucémies aiguës myéloïdes (LAM) constituent un groupe de pathologies caractérisées par un blocage de la différenciation hématopoïétique, et par une perte du contrôle de la prolifération de ces cellules. Plusieurs voies de signalisation sont dérégulées dans ces pathologies, dont la voie PI3K, la voie mTOR ou certaines tyrosine kinases membranaires ou cytoplasmiques. En revanche, peu d’informations sont disponibles sur le statut des  certains acteurs du cycle cellulaire dans ces modèles. Outre la surexpression de la cycline A et de la kinase mitotique Aurora B, déjà démontrée, une équipe menée par Stéphane Manenti (unité Inserm 563, CHU Purpan, Toulouse) vient de positionner la kinase Plk1 (Polo-like kinase1), un acteur essentiel de différentes étapes mitotiques et de points de contrôle cellulaires, comme un acteur clé dans les cellules de LAM. L’inhibition de cette kinase, par des approches pharmacologiques ou génétiques, inhibe la prolifération des cellules leucémiques, alors qu’elle ne présente qu’un effet modéré sur la prolifération de cellules hématopoïétiques normales. Ces résultats, confortés par la publication simultanée d’une autre équipe dans la revue Leukemia, montrent que la kinase Plk1 constitue une cible potentielle dans le traitement des leucémies aiguës lymphoïdes.

Renner AG, et al. Blood 2009 ;114 : 659-62

 
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