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Comment l’organisme s’adapte à de longues périodes de jeûne PDF Imprimer Envoyer

En cas de jeûne prolongé, des fonctions vitales comme l’alimentation du cerveau en glucose et la préservation du potentiel musculaire constituent une priorité pour l’organisme. L’hormone de croissance (GH) joue un rôle important dans ces situations, en favorisant notamment l‘utilisation des graisses au détriment des sucres, en induisant la lipolyse et la résistance à l’insuline, et en diminuant la dégradation des protéines afin d’empêcher la fonte musculaire. L’équipe de Bernard Bailleul (unité mixte de recherche Inserm 545, dirigée par Bart Staels, Institut Pasteur de Lille), en collaboration avec les unités Inserm 563 et CNRS 8161, vient de montrer chez la souris que les protéines LEPROT (leptin receptor overlapping transcript) et LEPROTL1 (LEPROT-like 1) diminuent de façon coopérative l’abondance du récepteur de la GH à la surface des hépatocytes et la sensibilité de ces cellules à la GH. L’état nutritionnel, le diabète et l’insuline régulent l’expression de ces deux protéines: celles-ci semblent donc se comporter comme des sentinelles de l’apport nutritionnel, capables de contrôler l’action métabolique de l’hormone de croissance. Ces résultats sont d’autant plus importants que l’expression de ces protéines n’est pas limitée au tissu hépatique, mais est également importante dans le tissu adipeux et le muscle. Ce travail pourrait ainsi ouvrir des perspectives thérapeutiques notamment dans le cadre de pathologies du métabolisme telles que l’obésité, les diabètes et les maladies cardiovasculaires.

Touvier T, et al. J Clin Invest 2009 ; Epub ahead of print