Toutes les Rubriques

Thématiques de Recherche

Liens Directs

Tolérance et efficacité du sunitinib dans le carcinome hépatocellulaire avancé PDF Imprimer Envoyer

Une équipe emmenée par Eric Raymond (unité Inserm 728, Hôpital Saint-Louis, Paris, et Service de Cancérologie, Hôpital Beaujon, Clichy) vient de publier les résultats de la 1re étude multicentrique euro-asiatique explorant l’activité du sunitinib par voie orale à la dose de 50 mg/j, 4 semaines consécutives sur 6, chez 37 patients atteints de carcinome hépatocellulaire (CHC). Les auteurs avaient montré dans une étude de phase I que le sunitinib, inhibiteur de tyrosine kinase des récepteurs VEGFR, PDGFR et KIT, a une puissante activité antiangiogénique et antitumorale. Un contrôle de la maladie par stabilité tumorale a été observé dans 37,8 % des cas, avec une survie sans progression de 3,7 mois et une survie globale de 8 mois, des résultats comparables à ceux publiés pour un agent proche, le sorafenib. A 50 mg/j, on note plusieurs toxicités sévères à type de saignements, faisant recommander la dose de 37,5 mg/j, qui est bien tolérée. Par ailleurs, cette étude a exploré les biomarqueurs de l’activité du sunitinib, montrant qu’un taux plasmatique initial élevé de VEGF-C (ligand du VEGFR-3) est corrélé à un meilleur bénéfice sous traitement, faisant proposer ce paramètre comme facteur prédictif potentiel de réponse au sunitinib.

Faivre S, et al. J Clin Oncol 2009 ; 9 novembre [Epub ahead of print]