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Spermatogenèse normale chez un homme porteur d'un défaut génétique de la LH |
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Le mécanisme du déclenchement de la spermatogenèse chez l’homme reste mal compris. A la puberté, l’activation de la sécrétion d’hormone lutéinisante (LH) hypohysaire entraîne la maturation des cellules de Leydig testiculaires, qui produisent de fortes concentrations de testostérone indispensables au déclenchement de la spermatogenèse, en conjonction avec l’hormone folliculostimulante (FSH). Les hommes ayant une LH non fonctionnelle ont une spermatogenèse effondrée. Leur infertilité persiste même après un traitement substitutif prolongé par de très fortes doses d’hormone à l’âge adulte, comme si on avait laissé passer une « fenêtre de susceptibilité » essentielle au cours de leur vie. Or il existe durant la première année de vie une sécrétion transitoire de LH et de FSH, avec activation transitoire du testicule. Cet événement, appelé « minipuberté », n’a pas été relié jusqu’à présent au futur de la fertilité masculine. Micheline Misrahi (unité Inserm 854, Hôpital Bicêtre, Université Paris Sud 11) et Philippe Touraine (Service d’endocrinologie et médecine de la reproduction, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris VI) viennent de rapporter le maintien d’une spermatogenèse normale chez un patient porteur d’un déficit génétique partiel en LH avec taux sanguin de testostérone effondré. Une activité minimale de la LH a été démontrée in vitro. La maturation de très rares cellules de Leydig possédant l’équipement enzymatique nécessaire à la production de testostérone intratesticulaire a été montrée. La quantité d'hormone produite, 20 fois inférieure à la normale, semble suffisante pour assurer une spermatogenèse normale. Cela est remarquable dans le contexte de l’inquiétude sur la baisse possible de la fertilité masculine dans l’avenir. Cette observation pourrait par ailleurs ouvrir d’importantes perspectives dans la prise en charge des infertilités masculines, ainsi que dans le développement de contraceptions masculines efficaces.
Achard C, et al. N Engl J Med 2009 ; 361 : 1856-63 |
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GPx5, une enzyme protectrice des spermatozoïdes |
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Les spermatozoïdes se forment dans les testicules, puis maturent au sein de l’épididyme, où ils acquièrent leurs capacités fécondantes. Durant ces étapes de maturation, les spermatozoïdes sont sujets au stress oxydant, qui provoque des dommages aux lipides membranaires comme à l’ADN. Pour se prémunir de ces atteintes pendant leur phase de maturation et leur stockage entre deux éjaculations, les gamètes sont notamment protégés par une enzyme antioxydante, la GPx5 (glutathione peroxidase 5). L’équipe de Joël Drevet (laboratoire GReD UMR-CNRS 6247/Inserm U9 31, Universités de Clermont-Ferrand) vient de montrer que les souris mâles dépourvues de cette protéine ont des spermatozoïdes morphologiquement normaux et totalement aptes à féconder un ovule. Cependant, quand des femelles sauvages sont croisées avec des mâles déficients en GPx5, une augmentation des défauts de développement, du nombre d’avortements et de la mortalité périnatale est constatée. Les spermatozoïdes des animaux dépourvus de GPx5 présentent des atteintes oxydatives de l’ADN spermatique : l’ADN est décompacté et a tendance à se fragmenter. Si ces données étaient confirmées chez l’homme, des applications dans le diagnostic et la correction des infertilités post-testiculaires pourraient être envisagées. Par ailleurs, dans le domaine de la procréation médicalement assistée, ces résultats pourraient permettre de protéger les semences lors de leur décongélation avant insémination artificielle. Chabory E, et al. J Clin Invest 2009 ; 119 : 2074-85 |
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La fertilité est-elle en danger ? |
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La fertilité humaine est-elle en danger ? Cette question alimente un vif débat, aussi bien dans la communauté scientifique qu’auprès du grand public, des médias, du monde industriel et des décideurs politiques. |
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A vue d’œil, difficile de dire ce que peut représenter cette image de science. Un indice: c’est une cellule reproductive d’un des insectes les plus utilisés en génétique. Vous ne trouvez pas? Ce sont des ovaires de drosophiles. |
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