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Une première dans le traitement de l’adrénoleucodystrophie |
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L’adrénoleucodystrophie liée à l’X est une maladie démyélinisante cérébrale grave, causée par une déficience de production de la protéine ALD, codée par le gène ABCD1. La progression de la maladie peut être stoppée par une transplantation allogénique de cellules hématopoïétiques. Cependant, ce traitement est limité par le manque de donneurs compatibles et le risque de complications graves. Nathalie Cartier et Patrick Aubourg (unité Inserm 745, Université Paris-Descartes, département d’endocrinologie et neurologie pédiatrique, Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, dirigé par Pierre Bougnères) ont mis au point un protocole fondé sur l’autogreffe, chez deux patients, de cellules de moelle osseuse traitées ex vivo par un vecteur lentiviral portant le gène ABCD1. Durant le suivi (24-30 mois), les chercheurs ont pu observer que 9 % à 14 % des granulocytes, monocytes et lymphocytes B et T exprimaient la protéine ALD. Dès 14 à 16 mois après la greffe, la démyélination cérébrale a commencé à s’arrêter, de façon comparable à ce qui peut être obtenu après allogreffe. Cette première concrétise les espoirs placés dans l’utilisation de vecteurs de thérapie génique dérivés du virus VIH (lentivirus) pour une application thérapeutique chez l’homme.
Cartier N, et al. Science 2009 ; 326 : 818-23
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Greffe de cellules souches hématopoïétiques pour le traitement du syndrome de Griscelli |
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La maladie de Griscelli est une maladie héréditaire rare du système immunitaire, caractérisée par la survenue de manifestations immunopathologiques mettant en jeu le pronostic vital et associées à une forme d’albinisme. Cette pathologie est la conséquence d’une anomalie de l’exocytose des granules cytotoxiques par les lymphocytes tueurs. Une étude menée par Alain Fischer (unité Inserm 797, Hôpital Necker, Paris) vient de faire le point sur le traitement de cette maladie par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Les résultats montrent que ce traitement a été efficace chez 7 des 10 patients étudiés, avec un recul atteignant 13 ans. Toutefois, l’atteinte neurologique conséquence de l’infiltration du système nerveux par les cellules du système immunitaire comporte un risque de séquelles malgré le succès de la greffe. Ces données incitent à proposer ce type traitement le plus précocement possible. Schmid JP, et al. Blood 2009 ; 114 : 211-8
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Evaluer à long terme les bienfaits de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques |
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Les déficiences immunitaires combinés sévères (DICS), ensemble de pathologies rares, constituent des modèles privilégiés d’évaluation des thérapeutiques fondés sur l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) et la thérapie génique. Une équipe dirigée par Alain Fischer (unité Inserm 768, Paris) a analysé les résultats à long terme (au-delà de 10-20 ans) de l’allogreffe de CSH chez 90 patients atteints de DICS. Ce travail a permis d’apprécier qualité de vie et facteurs associés à la survenue d’événements cliniques à distance de la greffe. Ces événements ne sont pas rares bien que, au-delà de 15 ans, la grande majorité des patients ait une très bonne qualité de vie sans tendance à un déclin des fonctions immunitaires. La greffe réalisée à partir d’un donneur familial non HLA-identique, le diagnostic d’une forme particulière de DICS et la qualité initiale (à 1 an) de la correction du déficit immunitaire sont corrélés avec la survenue d’événements pathologiques tardifs. Ces résultats constituent une base possible de modifications de la pratique de l’allogreffe, ou plaident pour l’utilisation préférentielle de la thérapie génique dans certains cas. Cette étude démontre également l’intérêt de l’analyse détaillée des effets à long terme de thérapeutiques introduites il y a 30 ou 40 ans. Neven B, et al. Blood 2009 ; 113 : 4114-24
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Des progéniteurs capables de se dédifférencier en cellules souches germinales |
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La préservation d’un stock de cellules souches fonctionnelles, qui s’effectue par autorenouvellement, est indispensable pour le maintien de nombreux tissus chez l’adulte. Dans le testicule, les cellules souches germinales se différencient pour donner naissance à des progéniteurs, qui sont à l’origine de la production des spermatozoïdes. Il est couramment admis que ces progéniteurs ont perdu la capacité de s’autorenouveler et de régénérer le tissu à long terme. Une équipe dirigée par Pierre Fouchet (Institut de radiobiologie cellulaire et moléculaire, Inserm unité 967, CEA, Fontenay-aux-Roses) vient cependant de remettre en question cette affirmation en montrant qu’il est possible de renouveler, chez la souris adulte, le stock de cellules souches germinales à partir de progéniteurs transplantés dans le testicule. Ces progéniteurs sont en effet capables de se reprogrammer pour redonner des cellules souches et régénérer une spermatogenèse à long terme. Ces résultats suggèrent que les progéniteurs pourraient constituer une réserve de « cellules souches potentielles ». La compréhension des mécanismes responsables de cette reprogrammation devrait offrir de nouvelles perspectives pour la thérapie cellulaire.
Barroca V, et al. Nat Cell Biol 2009, 11 : 118-20 Vilma Barroca a été sélectionné pour présenter ce travail dans le cadre des "Grandes avancées françaises dans le domaine de la biologie, présentées par leurs auteurs", le 9 juin 2009 à l'Académie des Sciences. |
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